Jéhovah se rêverait bien sous tous rapports

Les Témoins de Jéhovah prennent les devants. Alors que la commission d’enquête parlementaire sur les mineurs victimes des sectes doit dévoiler aujourd’hui son rapport, ce mouvement en conteste par avance les conclusions. Au point d’envisager des suites juridiques. Une conférence de presse était organisée hier pour critiquer les méthodes utilisées par les députés qui n’ont pas entendu les mouvements potentiellement sectaires.

« Nous avons été étonnés par le parti pris des parlementaires et leur refus du contradictoire », regrette Jean-Claude Pons, porte-parole du Consistoire des Témoins de Jéhovah. Et pour montrer que son mouvement n’est pas concerné par des dérives sectaires, il cite l’inspection générale de l’Education nationale expliquant devant la commission parlementaire que « les enfants Témoins de Jéhovah sont des élèves parfaits. Ce n’est pas d’eux qu’on va avoir des problèmes. » Quant à la question du refus de transfusion sanguine, le porte-parole rapporte les propos du ministère de l’Intérieur qui n’a pas « relevé d’incident » mettant en cause des enfants ou le fonctionnement de l’hôpital.

Georges Fenech, député UMP et président de la commission d’enquête, réfute ces critiques : « Nous sommes allés plus loin que les commissions précédentes puisque nous leur avons adressé un questionnaire. »

Dans le rapport remis aujourd’hui, certaines mesures concerneront les Témoins de Jéhovah. « Nous allons mettre en évidence des complaisances à l’égard de communautés sectaires, dont les Témoins de Jéhovah, assure Georges Fenech. Il y a besoin de légiférer. J’ai une lettre alarmante du ministre de la Santé qui indique que les actions et le prosélytisme de ce mouvement sont à l’origine de dysfonctionnements dans le système de santé, ce qui peut être considéré comme du trouble à l’ordre public. » Une notion essentielle puisque c’est elle qui définit si un mouvement peut être considéré comme un culte ou non.

David Carzon

Dans le rapport parlementaire de 1995, les Témoins de Jéhovah ont été classés comme un mouvement sectaire, notamment sur la base d’un rapport des RG. Depuis dix ans, pour obtenir une forme de réhabilitation, le mouvement cherche à obtenir ce rapport et ils ont fini par obtenir gain de cause devant le Conseil d’Etat en juillet 2006. Ils l’ont transmis hier à la presse en dénonçant le « vide » de cette note des RG. « Il n’y a rien, hormis une liste de nos lieux de culte », explique Jean-Claude Pons.

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