Les Eglises se ferment…

 (Étienne Ranger, Le Droit)
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Étienne Ranger, Le Droit

Marilyse Hamelin

Le Droit

 

L’annonce officielle de la fermeture des églises gatinoises Saint-Jean Bosco, Saint-Raymond-de-Pennafort et Saint-Jean-Marie-Vianney, en janvier prochain, suscite la tristesse des paroissiens et des bénévoles qui y oeuvrent.

Dimanche matin, à l’église Saint-Jean-Marie-Vianney, au sortir de la messe, les mines était basses. Si la plupart de paroissiens étaient au courant de l’annonce de la mise en vente, certains ont eu du mal à cacher leur surprise lorsqu’interrogés à ce sujet: «Je n’étais pas au courant, c’est vraiment dommage! Je me demande où je vais aller maintenant», lance Rose Attibo, son petit garçon de deux ans dans les bras.

«Ça n’a pas d’allure de fermer les églises, qu’est-ce qu’on va devenir? Plus de religion, est-ce que ça a du bon sens! C’est la perte des valeurs qui tenaient notre société, je suis vraiment inquiète. Où s’en va le monde?», s’est exclamée Cécile Cassey à sa sortie de l’église.

Si certains regrettent la valeur patrimoniale perdue, la paroisse de Saint-Jean-Marie-Vianney datant de plus de 75 ans, d’autres soulignent les avantages que comportait ce lieu de culte: «Dans le quartier, c’est surtout des gens aînés, qui venaient à pied. C’était très pratique. Les autres églises sont au moins à 20 minutes de marche. L’hiver, sur la glace, vous imaginez-vous? Non, ce ne sera plus possible», déplore Gertrude Chabot.

«C’est la plus grande église de Gatineau, lorsqu’il y a des célébrations importantes, comme des funérailles ou le mariage de gens connus, à Pâques et à Noël, c’est plein, on manque de bancs. Où est-ce qu’il va aller tout ce beau monde?», s’interroge Hélène Faubert, responsable bénévole du comité de lithurgie.

«C’est sûr que nous sommes dans une ère nouvelle, qu’il va falloir revoir la manière d’annoncer l’Évangile. Peut-être que ça ne passe plus par de grands rassemblements, je ne sais plus. Une chose est sûre, c’est un coup dur pour tout le monde, ces fermetures», assure-t-elle.

Le curé officiant, Fernand Serrurier, semblait lui aussi dépité et avait entendu la rumeur d’une nouvelle qui le déprimait : «J’ai entendu dire que [Saint-Jean-Marie] Vianney serait vendue à des Témoin de Jéhovah», confie-t-il.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070806/CPDROIT/70806190/5046/CPDROIT

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